L’Espérance, fondée en 1872, se retrouve, en 2016, à mener de très gros projets pour assurer son avenir et garantir le bien-être des personnes qu’elle accueille. L’institution spécialisée pour personnes handicapées soumet à enquête publique la construction d’une structure d’hébergement, après démolition d’un ancien bâtiment, et la transformation des ateliers de travail existants, ainsi que leur agrandissement. «C’est un projet à environ 40millions», indique le directeur Jean-Claude Pittet.

«Je suis indéfectiblement attaché à L’Espérance.» Après quatorze ans à la tête de l’institution spécialisée pour personnes atteintes de déficience mentale, à Etoy, Charles-Edouard Bagnoud tirera sa révérence le 30 septembre. L’homme de 66 ans se prête à l’exercice du bilan avant de passer le flambeau à son successeur, Jean-Claude Pittet, ancien directeur de la Fondation du Relais, à Morges.
A l’heure de jeter un coup d’œil dans le rétro, Charles-Edouard Bagnoud met l’accent sur un point. Lorsqu’il a pris les rênes de L’Espérance, qui accueille 300 bénéficiaires, il avait un objectif en tête: offrir aux résidents les mêmes opportunités que tout un chacun. «C’est ce qu’on appelle la valorisation des rôles sociaux. Dès mon arrivée, nous avons fait de ce concept l’une de nos priorités.»